Projet Bug to School (2023-2025)

Étudier les dynamiques de repeuplement des insectes dans les cours d’école revégétalisées sur le territoire de la métropole Nice Côte d’Azur (MNCA)

Contexte et objectifs

La Métropole Nice Côte d’Azur a entrepris un programme de re-végétalisation de 90 de ses cours d’école sur son territoire pour lutter contre les îlots de chaleur et le réchauffement climatique.
Elodie Vercken a proposé un projet de recherche permettant d’étudier les dynamiques de repeuplement des insectes dans ces espaces peu étudiés scientifiquement et pourtant en fort développement.

Il s'agit donc de répondre à deux questions principales :

  1. est-ce que ces espaces revégétalisés peuvent permettre de reconstituer des communautés d’arthropodes diversifiées, comparables à celles observées dans des milieux à vocation naturelle plus ancienne (parcs et jardins urbains), et à quel rythme ?
  2. quelles sont les modalités d’aménagement qui maximisent la biodiversité et la fonctionnalité écologique de ces espaces ?

Partenaires

  • Elodie VERCKEN, Directrice et pilote de l’équipe de recherche en écologie de l'Institut Sophia Agrobiotech (INRAE)
  • Métropole Nice Côte d’Azur : Direction de l’Environnement, Direction des Espaces Verts, Direction de l’Éducation
  • Agence Régionale de la Biodiversité et Environnement (ARBE) PACA
  • Écoles partenaires du programme de revégétalisation des cours d’école, incluant les enseignants et les élèves

Mise en œuvre, méthodologie et résultats

Étude réalisée par Elodie VERCKEN, Directrice de recherche à l’INRAE selon une méthodologie scientifique visant à :

  • Établir un plan d’échantillonnage sur les cours d’école étudiées
  • Caractériser : a) les aménagements, b) les communautés d’arthropodes, c) le potentiel d’accueil de biodiversité
  • Étudier les résultats obtenus sur plusieurs années et les valoriser auprès des communautés scientifiques et auprès du grand public.

Ce projet comprend une dimension de recherche action participative, car il associe non seulement des acteurs différents (chercheurs, salariés des différents services de la collectivité, enseignants des écoles et élèves) dans la conception du projet, mais il leur permet aussi d’agir concrètement, chacun à leur niveau de compétence et de savoir-faire, afin de contribuer à l’élaboration du processus de recherche. Certaines classes participent aux relevés scientifiques du suivi des insectes.
Le renforcement des coopérations au sein du projet permet de travailler autour d’une vision partagée : sensibiliser et former les citoyens à l’importance de la préservation et du développement de la biodiversité en milieu urbain. Le protocole de travail est itératif.