Galilée et la connaissance scientifique incertaine
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Publié le 13 janvier 2025–Mis à jour le 18 octobre 2025
Date(s)
le 14 janvier 2025
17h00-18h30
Lieu(x)
Campus Valrose
Salle de conférence du Laboratoire J.A. Dieudonné
Photo Sébastien Poinat
14/01/2025. Dans le cadre du séminaire "Histoire et Philosophie des Sciences", le CRHI, le Laboratoire J.A. Dieudonné et l'axe 5 de la MSHS (axe "Histoire des idées, des sciences et des pratiques") accueillent la conférence de Sébastien Poinat (CRHI).
Présentation :
Pour rappel, les thématiques du séminaire d'histoire et de philosophie des sciences sont à l’intersection entre philosophie et sciences contemporaines. Les développements les plus récents en sciences font en effet apparaître que les réflexions sur l’ontologie, les analyses conceptuelles, les interrogations générales sur le rôle et la nature des théories font partie intégrante de l’activité scientifique et de la réflexion.
Résumé :
La conception traditionnelle de la science place l’idéal de certitude au cœur de la connaissance scientifique : la science doit être constituée d’énoncés vrais et justifiés de manière si solide et définitive que nous ne devrions absolument pas pouvoir douter de leur vérité. Galilée, qui est imprégné de mathématique et de la certitude qui l'accompagne, adhère largement à cette conception de la connaissance scientifique. Toutefois, en examinant ses textes, on trouve plusieurs entorses à cet idéal et Galilée n’hésite pas à proposer des énoncés scientifiques qu’il présente, tantôt comme étant très vraisemblables mais sans pouvoir les prouver, parfois comme seulement probables, voire, pour certains, comme de simples conjectures plausibles. Notre exposé a pour premier objectif de présenter ces passages, en soulignant qu'il ne s'agit pas du tout de développements marginaux dans les raisonnements de Galiléen. Nous essaierons ensuite de saisir la position de Galilée sur la connaissance incertaine. Si Galilée est attaché à la conception traditionnelle de la connaissance scientifique, comment expliquer qu’il ménage une place à la connaissance incertaine ? Est-ce de simples exceptions, des pis-aller ? Ou bien peut-on donner un sens épistémologique et philosophique aux énoncés incertains de Galilée ?
Toutes les séances du "Séminaire d'histoire et de philosophie des sciences" sont consultables ICI