Le projet s’inscrit dans le cadre d’un projet exploratoire interdisciplinaire associant des chercheurs en sciences économiques et en psychologie autour des usages de la réalité virtuelle comme outil de recherche.
En complément, nous souhaitons mettre en place un réseau avec d’autres acteurs autour des activités du CoCoLab, incluant des équipes des sciences dures, en particulier en informatique, par l’organisation d’un workshop interne à Université Côte d’Azur.
Enfin, les résultats des travaux seront présentés lors d’une conférence académique.
Porteurs de projet
- Michela Chessa (GREDEG)
- Galina Iakimova (LAPCOS)
Dates
Février - novembre 2026
Partenaires
- DIBRIS, Université de Gênes, Italie
Sources de financement
- Académie 5
- Axe 1 MSHS Sud-Est
Objectifs
L'élaboration de politiques publiques efficaces pour faire face au défi du changement climatique nécessite avant tout une compréhension approfondie de la manière dont les individus réagissent aux mesures de prévention et aux campagnes de sensibilisation mises en œuvre. Ce projet vise à analyser comment différents formats d'information liés au changement climatique —, en particulier l'immersion en réalité virtuelle, le visionnage de vidéos en 2D et les supports textuels — influencent les réponses émotionnelles, la cognition sociale et l'anxiété liée au changement, climatique et les décisions prises en situation de risque. Dans le cadre d'une expérimentation en laboratoire, les participants sont exposés à l'un de ces formats, puis invités à réaliser une tâche de choix agricole sous risque, dans laquelle ils sélectionnent des cultures différant par leur niveau de résilience et de rendement attendu dans différentes situations météorologiques.
Le projet teste plus spécifiquement l'hypothèse selon laquelle les technologies immersives, telles que la réalité virtuelle, permettent de réduire la distance psychologique et de renforcer le sentiment de 'présence' — c'est-à-dire l'impression subjective d'être ‘sur place’ — en augmentant le réalisme perçu. L'hypothèse centrale est que la réalité virtuelle suscite des réactions psychologiques plus marquées que les formats traditionnels, ce qui se traduirait par des choix économiques moins risqués, se manifestant par des décisions plus résilientes face aux risques climatiques. Les réponses émotionnelles aux différents formats de stimuli sont évaluées à l'aide de questionnaires psychologiques validés, complétés par des mesures du sentiment de présence et des préoccupations relatives aux conditions environnementales futures.
Sur les plans scientifique et méthodologique, ce projet contribuera à améliorer la compréhension des comportements face à l'information climatique et à renforcer l'usage de la réalité virtuelle comme outil innovant en économie expérimentale et comportementale. À plus long terme, les résultats pourront nourrir la réflexion sur l'élaboration de politiques publiques plus efficaces pour encourager des comportements de prévention face aux risques climatiques.